Communiqué du Père Rochegude, curé de la Paroisse Sainte Marie en Royans-Vercors

Conrad de Meester, LA FRAUDE MYSTIQUE DE MARTHE ROBIN

Sous ce titre est paru cette semaine un livre accusant Marthe Robin, la co-fondatrice des Foyers de Charité, d’imposture.

 Ce document n’est pas une nouveauté, il a vingt ans d’âge.

Son auteur, un célèbre théologien de la spiritualité, décédé il y a deux ans, l’avait fait passer au service romain qui s’occupe des béatifications et canonisations, la « Congrégation pour les causes des saints ».

 Ce service romain en a pris connaissance et l’a intégré au dossier à charge faisant opposition à la béatification de Marthe Robin.

Il est soutenu par le « promoteur de justice », populairement connu sous le nom d’ « avocat du diable »

qui a la responsabilité de rechercher tout ce qui peut bloquer la candidature à la béatification tandis que le « postulateur », l’ « avocat de Dieu », s’attache à mettre en valeur tout ce qui appelle au contraire cette béatification.

 Une fois bouclés ces deux dossiers sont transmis à un tribunal d’arbitrage, composé de collaborateurs du pape, qui prennent individuellement connaissance des deux dossiers, puis se retrouvent pour donner leur avis et procéder à une délibération en vue d’un jugement pour ou contre.

 S’il est positif la décision est transmise au pape à qui revient la décision finale: le candidat présenté peut-il être béatifié et canonisé?

Si le pape donne son assentiment, il déclare publiquement le candidat « vénérable ».

C’est la reconnaissance de la sainteté du candidat.

 Pour qu’intervienne la publication de celle-ci, à travers la « béatification » puis la « canonisation »

il est nécessaire, pour chacune de ces deux étapes, que « le Ciel » donne son accord à travers deux « miracles », à savoir des guérisons inexplicables scientifiquement, du type de celles qui surviennent parfois à Lourdes, et reliées à l’intercession demandée dans la prière du « vénérable » candidat à la béatification ou à la canonisation.

 Marthe Robin a été déclarée vénérable il y a déja quelques années et donc est une sainte.

L’accusation de fraude à son endroit est aujourd’hui dépourvue de sens.

Dés que seront intervenus les deux « miracles », reconnus valides après enquète, elle sera déclarée par le pape « bienheureuse », puis « sainte ».

 Pour en savoir plus, allez sur Youtube et regardez la vidéo documentée, et sans esprit polémique :

   « L’attaque du père Conrad de Meester contre la béatification de Marthe Robin »

Christian Rochegude, curé de Sainte Marie en Royans-Vercors, 20 septembre 2020