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« L’ENSEIGNEMENT DES DOUZE APÔTRES »
Prière d’action de grâce
Prière eucharistique ou simples prières de table, ces bénédictions que nous a transmises la Didachè (« l’Enseignement des douze Apôtres ») sont le témoin des assemblées d’une communauté judéo-chrétienne de Syrie entre 100 et 150, et pour nous l’expression communautaire la plus ancienne de l’action de grâce chrétienne, dans une continuité extraordinaire avec celle de l’Ancien Testament.
Voici comment vous rendrez grâce. D’abord sur la coupe : « Nous te rendons grâce, notre Père, pour la sainte vigne de David ton serviteur, que tu nous as fait découvrir par Jésus, ton serviteur ; à toi la gloire pour les siècles. »
Puis, sur le pain rompu : « Nous te rendons grâce, notre Père, pour la vie et la connaissance que tu nous as fait découvrir par Jésus, ton serviteur ; à toi la gloire pour les siècles. Comme ce pain rompu, qui était dispersé sur les montagnes et les collines, a été rassemblé pour ne plus faire qu’un, ainsi que ton Église soit rassemblée des extrémités de la terre dans ton Royaume. Car c’est à toi qu’appartiennent la gloire et la puissance, par Jésus Christ, pour les siècles. »
Que personne ne mange ni ne boive de votre eucharistie, excepté ceux qui ont été baptisés au nom du Seigneur ; car c’est à ce sujet que le Seigneur a dit : Ne donne pas aux chiens ce qui est sacré.
Après vous êtes rassasiés, voici comment vous rendrez grâce : « Nous te rendons grâce, Père saint, pour ton saint Nom que tu as fait habiter dans nos cœurs, pour la connaissance, la foi et l’immortalité que tu nous as fait connaître par Jésus, ton serviteur ; à toi la gloire pour les siècles.
C’est toi, Maître tout-puissant, qui as créé l’univers pour la gloire de ton Nom, qui as donné aux hommes nourriture et boisson pour qu’ils en jouissent, afin qu’ils te rendent grâce. Mais nous, tu nous as gratifiés d’une nourriture et d’une boisson spirituelles et de la vie éternelle, par ton Serviteur. Avant tout, nous te rendons grâce parce que tu es puissant ; à toi la gloire pour les siècles.
Souviens-toi, Seigneur, de ton Église, pour la préserver de tout mal et la rendre parfaite dans ton amour. Et rassemble-la des quatre coins du monde dans ton Royaume que tu lui as préparé, cette Église que tu as sanctifiée. Car c’est à toi qu’appartiennent la puissance et la gloire pour les siècles.
Que la grâce vienne, et que ce monde passe ! Hosanna au Dieu de David ! Celui qui est saint, qu’il vienne ! Celui qui ne l’est pas, qu’il se convertisse ! Maranatha, Amen. »
Lorsque vous vous réunissez le dimanche, jour du Seigneur, rompez le pain et rendez grâce, après avoir d’abord confessé vos péchés afin que votre sacrifice soit pur. Mais celui qui a un différend avec son compagnon ne doit pas se joindre à vous, jusqu’à ce qu’ils se soient réconciliés, pour ne pas profaner votre sacrifice. Car telle est la parole du Seigneur : En tout lieu et en tout temps, on m’offrira un sacrifice pur, car je suis un grand Roi, dit le Seigneur, et mon nom est redoutable parmi les nations.
PRIERE POUR LES CATECHUMENES
CANONISATION DE CARLO ACUTIS
Le Vatican a annoncé, vendredi 13 juin, que l’adolescent italien Carlo Acutis sera canonisé le 7 septembre,
Il le sera en même temps que Pier Giorgio Frassati. Ces deux futurs saints italiens, morts à 15 et 24 ans, illustrent le souci des papes actuels de proposer de nouveaux modèles aux jeunes.

La canonisation de Carlo Acutis (1991-2006), initialement prévue pour le 27 avril, dans le cadre du Jubilé des adolescents et du dimanche de la Divine miséricorde, avait été reportée en raison du décès du pape François, survenu le 21 avril. La proclamation d’un nouveau saint est en effet un acte du magistère papal et ne peut donc pas se faire dans une période de vacance du Siège apostolique.
Ce jeune homme d’une foi profonde, décédé à 15 ans d’une leucémie, est devenu une figure très populaire dans le monde catholique. Sa tombe à Assise, où il a été béatifié le 10 octobre 2020, est un but de pèlerinage fréquenté par de nombreuses familles et de nombreux groupes d’adolescents et de jeunes. Son goût de l’informatique lui a valu le surnom de “geek de Dieu” ou de “cyber-apôtre”. (source : La Croix).
COMMENTAIRE DE SAINT ÉPHREM SUR L’ÉVANGILE
La parole de Dieu est une source inépuisable.
Qui donc est capable de comprendre toute la richesse d’une seule de tes paroles, Seigneur ? Ce que nous en comprenons est bien moindre que ce que nous en laissons ; comme des gens assoiffés qui boivent à une source. Les perspectives de ta parole sont nombreuses, comme sont nombreuses les orientations de ceux qui l’étudient. Le Seigneur a coloré sa parole de multiples beautés, pour que chacun de ceux qui la scrutent puisse contempler ce qu’il aime. Et dans sa parole il a caché tous les trésors, pour que chacun de nous trouve une richesse dans ce qu’il médite.
La parole de Dieu est un arbre de vie qui, de tous côtés, te présente des fruits bénis ; elle est comme ce rocher qui s’est ouvert dans le désert pour offrir à tous les hommes une boisson spirituelle. Selon l’Apôtre, ils ont mangé un aliment spirituel, ils ont bu à une source spirituelle.
Celui qui obtient en partage une de ces richesses ne doit pas croire qu’il y a seulement, dans la parole de Dieu, ce qu’il y trouve. Il doit comprendre au contraire qu’il a été capable d’y découvrir une seule chose parmi bien d’autres. Enrichi par la parole, il ne doit pas croire que celle-ci est appauvrie ; incapable de l’épuiser, qu’il rende grâce pour sa richesse. Réjouis-toi parce que tu es rassasié, mais ne t’attriste pas de ce qui te dépasse. Celui qui a soif se réjouit de boire, mais il ne s’attriste pas de ne pouvoir épuiser la source. Que la source apaise ta soif, sans que ta soif épuise la source. Si ta soif est étanchée sans que la source soit tarie, tu pourras y boire à nouveau, chaque fois que tu auras soif. Si au contraire, en te rassasiant, tu épuisais la source, ta victoire deviendrait ton malheur.
Rends grâce pour ce que tu as reçu et ne regrette pas ce qui demeure inutilisé. Ce que tu as pris et emporté est ta part ; mais ce qui reste est aussi ton héritage. Ce que tu n’as pas pu recevoir aussitôt, à cause de ta faiblesse, tu le recevras une autre fois, si tu persévères. N’aie donc pas la mauvaise pensée de vouloir prendre d’un seul trait ce qui ne peut être pris en une seule fois ; et ne renonce pas, par négligence, à ce que tu es capable d’absorber peu à peu.
Paroisse Sainte Marie en Royans Vercors